Lehman Brothers, un an plus tard

lehmanUn an après la chute de Lehman Brothers les marchés n’ont pas encore refait toutes leurs pertes enregistrés entre Septembre 2008 et Mars 2009. La faillite de la banque d’affaire Américaine a été un cataliseur pour une accélération de la baisse des marchés boursiers. Cela a certainement aidé le CAC40 a casser franchement les 4000 points.

Ce niveau sera la prochaine grosse résistance de l’indice. Elle ne devrait pas céder facilement, elle pourrait même marquer le plus haut de cette année. Un nouvel argument pour garder des liquidités.

Au petit matin du 15 septembre 2008, la vénérable banque d’affaires américaine Lehman Brothers prend le monde par surprise en annonçant son dépôt de bilan, provoquant l’effondrement du système financier mondial.

Lawrence McDonald ne passe jamais sans un frisson devant l’immeuble new-yorkais de Wall Street qui abritait naguère la banque Lehman Brothers, dont il était l’un des meilleurs traders. «Le sort de 20.000 salariés a été décidé au 31e étage de cet immeuble», rappelle-t-il. Le 15septembre 2008, après 158ans d’activité et un week-end d’ultimes tractations au sommet, Lehman Brothers annonce son dépôt de bilan. La chute de l’établissement a été précipitée par son incapacité à se refinancer après la crise des subprimes – des placements adossés à des créances immobilières à risque – et du crédit. La banque a également été «lâchée» par les autorités américaines, réticentes à intervenir dans le système bancaire.

Cette annonce provoque une onde de choc qui débouchera sur une crise financière d’ampleur mondiale. Les images des employés qui ressortent du siège de la banque sous le choc avec leurs affaires sous le bras font le tour du monde. Les marchés financiers paniquent. Résultat, dès le lendemain, les autorités américaines font volte-face. Elles nationalisent de facto l’assureur AIG pour lui éviter la faillite, entamant une série d’interventions au capital d’établissements financiers. Mais la faillite de Lehman Brothers a aussi exposé les défauts du système de régulation et de surveillance bancaire américain, qui reste toujours lacunaire, un an plus tard. Et depuis, plus de cent banques américaines ont mis la clef sous la porte.

Le Telegramme.com

Les comptes en Suisse

woerthJe sens un Pierre-Antoine Dusoulier un poil sarcastique dans ce texte :)

Or donc, Eric Woerth, ministre du budget, a fait effet d’annonce en claironnant être en possession d’une liste de 3 000 contribuables français disposant en tout illégalité de comptes secrets en Suisse. L’information fit grand bruit, provoqua l’émotion, en fit sourire certains et probablement trembler d’autres. Le même ministre, 24h après son annonce fracassante crut même bon de certifier à la télévision et à une heure de grande écoute « je ne bluffe pas, est-ce que j’ai une tête à bluffer ? » Il faut reconnaître que M. Woerth n’a pas une tête à bluffer, ni à rire d’ailleurs.

Selon lui, cette fameuse liste proviendrait de deux sources : les informations recueillies par la direction des enquêtes fiscales de Bercy, et des banques étrangères établies en France, elles-mêmes contrôlées par le fisc français.

M. Woerth invite donc les fraudeurs à se présenter au fisc afin de régulariser leur situation avant le 31 décembre soit un délai de quatre mois. Le contribuable moyen auquel le fisc n’a jamais accordé le moindre répit peut légitimement s’étonner de ce délai. Mais nous ne jetterons pas la pierre à ces contribuables repentis sur le chemin qui les mènera vers la tranquillité placide des honnêtes gens !

Il faut d’ailleurs avoir la conscience fiscale tranquille pour se permettre de rire de cette histoire. En effet, combien de fraudeurs se croient aujourd’hui visés par cette annonce et tremblent dans leur foyer (fiscal) ? Combien viennent de perdre le sommeil et voient leurs cauchemars nocturnes peuplés de cohortes d’Eric Woerth venant fracturer leurs coffres ou leur faire avouer sous la torture le numéro de leur compte secret. Tiendront-ils jusqu’au 31 décembre. Le suspense reste entier.

Pour le reste, cette action risque de ne pas dépasser la limite du symbole. En effet, M. Woerth a aussi annoncé : « A ce jour, nous avons instruit 200 dossiers, bouclé 20 régularisations et 80 autres sont en cours de traitement. Les 20 premiers dossiers représentent déjà une collecte d’impôt d’un demi-million d’euros. » Un peu d’arithmétique élémentaire permet d’estimer à 25 000€ la collecte moyenne par fraudeur repenti. Imaginons que 100% des 3 000 membre illustres de la liste Suisse rentrent dans le droit chemin, le fisc collecterait ainsi environ 75 millions d’euros.

En ces temps de déficit record, l’Etat ne se plaindra pas de récupérer quelques dizaines de millions d’euros de plus mais la somme fait sourire au regard de l’importance médiatique de l’annonce.

Bon trades

Source : Approche d’une vérité sur les comptes en Suisse dénoncés par M. Woerth