Les bases de l’inflation

ble-inde-argentLu ce matin sur le site Trader Actif

Théoriquement, les investisseurs devraient diversifier leur capital en achetant différentes classes d’actifs et en espérant que les bénéfices générés par certains de ces placements aideront à compenser les pertes réalisés sur les autres.

Mais avec l’or qui atteint des sommets, les marchés boursiers qui rebondissent de leurs creux et le rallye que l’on observe sur le marché des Bons du Trésor, le climat d’investissement actuel est tout sauf typique. Il faut dire qu’à cause de la pire récession économique mondiale en 70 ans, les banques centrales ont presque toutes eu recours aux méthodes d’assouplissement quantitatif qui consistent tout simplement à acheter la dette de leur propre gouvernement afin de maintenir de la liquidité dans le système financier.

Tout le monde sait que l’argent ne pousse pas dans les arbres. Il faudrait peut-être expliquer ce concept aux gouverneurs de nos banques centrales.

Mais au fur et à mesure que les économies du monde entier récupèrent, cette liquidité, créée de toute pièce il faut bien le rappeler, doit trouver un refuge quelque part. Voilà pourquoi en ce moment toutes les classes traditionnelles d’actifs bénéficient de cet apport d’argent fraîchement imprimé. La grande question est toutefois de savoir combien de temps ce climat atypique d’investissement persistera. Probablement tant et aussi longtemps que les banques centrales appliqueront l’assouplissement quantitatif. Avec une augmentation de 109% de la base monétaire par rapport à la même période l’an dernier, il était inévitable que tout cela commence par se traduire en croissance de la masse monétaire. Et qui dit croissance de la masse monétaire, dit aussi garantie d’inflation à venir.

Comment tout cela va-t-il se terminer? Probablement mal! Si les banques centrales n’ont pas encore cessé d’avoir recours à l’assouplissement quantitatif, c’est tout simplement qu’elles ne reconnaissent pas que la crise financière soit terminée. Alternativement, si l’assouplissement quantitatif est utilisé trop longtemps, le climat global d’investissement deviendra vite inflationniste. Le danger est grand car l’inflation a prouvé par le passé qu’elle peut rapidement devenir hors de contrôle et cela peut importe que les banques centrales affirment qu’elles seront en mesure, le cas échéant, d’éponger l’excès de liquidité. Qui peut croire que ceux qui n’ont jamais vu venir la crise pourraient maintenant la solutionner? Certainement pas nous.

Définition de l’inflation par Wikipedia

L’inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d’achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l’Indice des prix à la consommation (IPC).

En général, on parle de l’inflation des prix à la consommation des biens et services, mesurée à qualité égale. L’inflation est un phénomène persistant, autoentretenu, qui touche l’ensemble des prix (avec une amplitude variable).

L’inflation est la « hausse généralisée et durable du niveau général des prix »2. Elle se traduit par une baisse du pouvoir d’achat de la monnaie, et à un taux de croissance différent entre valeur nominale et valeur réelle.

Employé seul, le terme d’inflation fait référence à la seule hausse de prix des biens de consommation, à l’exclusion de la hausse des prix des actifs (financiers, immobilier, …). Lorsqu’on parle de l’augmentation des prix de l’immobilier, des actions, des fonds de commerce ou autres actifs, on doit alors préciser que l’inflation se rapporte au niveau des prix de ces actifs.

Conséquences

En général, le salaire moyen augmente aussi vite, voire plus vite, que l’inflation ; les salariés ne perdent donc pas en pouvoir d’achat. De même, les minima sociaux et les pensions de retraite sont indexés sur l’inflation, et leurs pouvoirs d’achat ne diminuent pas.

Une inflation élevée est néfaste pour l’économie : elle induit des « coûts d’étiquette », mais surtout modifie le comportement des agents économiques, pouvant entraîner une perte de confiance dans la monnaie.

Une inflation élevée se répercute généralement sur les prix à la production de l’économie, et donc, à taux de change constant, entraîne une baisse de la compétitivité-prix.

Hyperinflation

L’hyperinflation est une inflation extrêmement élevée échappant à tout contrôle. Elle entraîne en général une forte récession économique. Phillip Cagan la définit en 1956 comme une période durant laquelle le niveau d’inflation se maintient au-dessus de 50% par mois.

Lehman Brothers, un an plus tard

lehmanUn an après la chute de Lehman Brothers les marchés n’ont pas encore refait toutes leurs pertes enregistrés entre Septembre 2008 et Mars 2009. La faillite de la banque d’affaire Américaine a été un cataliseur pour une accélération de la baisse des marchés boursiers. Cela a certainement aidé le CAC40 a casser franchement les 4000 points.

Ce niveau sera la prochaine grosse résistance de l’indice. Elle ne devrait pas céder facilement, elle pourrait même marquer le plus haut de cette année. Un nouvel argument pour garder des liquidités.

Au petit matin du 15 septembre 2008, la vénérable banque d’affaires américaine Lehman Brothers prend le monde par surprise en annonçant son dépôt de bilan, provoquant l’effondrement du système financier mondial.

Lawrence McDonald ne passe jamais sans un frisson devant l’immeuble new-yorkais de Wall Street qui abritait naguère la banque Lehman Brothers, dont il était l’un des meilleurs traders. «Le sort de 20.000 salariés a été décidé au 31e étage de cet immeuble», rappelle-t-il. Le 15septembre 2008, après 158ans d’activité et un week-end d’ultimes tractations au sommet, Lehman Brothers annonce son dépôt de bilan. La chute de l’établissement a été précipitée par son incapacité à se refinancer après la crise des subprimes – des placements adossés à des créances immobilières à risque – et du crédit. La banque a également été «lâchée» par les autorités américaines, réticentes à intervenir dans le système bancaire.

Cette annonce provoque une onde de choc qui débouchera sur une crise financière d’ampleur mondiale. Les images des employés qui ressortent du siège de la banque sous le choc avec leurs affaires sous le bras font le tour du monde. Les marchés financiers paniquent. Résultat, dès le lendemain, les autorités américaines font volte-face. Elles nationalisent de facto l’assureur AIG pour lui éviter la faillite, entamant une série d’interventions au capital d’établissements financiers. Mais la faillite de Lehman Brothers a aussi exposé les défauts du système de régulation et de surveillance bancaire américain, qui reste toujours lacunaire, un an plus tard. Et depuis, plus de cent banques américaines ont mis la clef sous la porte.

Le Telegramme.com

L’indicateur du bonheur

sarkozyLes indicateurs économiques étant bien négatifs ces derniers temps, Nicolas Sarkozy se penche actuellement sur un indicateur du bien être. Reste à savoir comment il sera calculé… Je propose :

(Chiffre d’affaire d’Eurodisney * taux d’occupation des plages) / (Temps passé devant la TV * Nb heure moyen passé chez le psy)

Après les bonus, Nicolas Sarkozy a enfourché lundi un nouveau cheval de bataille pour « la construction d’un nouvel ordre économique, social, écologique mondial », avec la création de nouveaux outils de mesure économiques conformes aux conclusions de la commission présidée par le prix Nobel d’Economie Joseph Stiglitz. Cette dernière a mis en lumière les limites « du PIB en tant qu’indicateur des performances économiques et du progrès social », prônant la mesure du bien-être.

Nouvel Obs

Il est temps que notre système statistique mette davantage l’accent sur la mesure du bien-être de la population que sur celle de la production économique ». C’est l’idée majeure défendue par la Commission Stiglitz dans son rapport sur les nouveaux indicateurs de richesse, remis lundi matin à Nicolas Sarkozy. Présidé par le prix Nobel d’économie américain Joseph Stiglitz, ce panel de 22 experts a été mis en place début 2008 pour mener une réflexion sur la mesure de la croissance.

Europe1

Les comptes en Suisse

woerthJe sens un Pierre-Antoine Dusoulier un poil sarcastique dans ce texte :)

Or donc, Eric Woerth, ministre du budget, a fait effet d’annonce en claironnant être en possession d’une liste de 3 000 contribuables français disposant en tout illégalité de comptes secrets en Suisse. L’information fit grand bruit, provoqua l’émotion, en fit sourire certains et probablement trembler d’autres. Le même ministre, 24h après son annonce fracassante crut même bon de certifier à la télévision et à une heure de grande écoute « je ne bluffe pas, est-ce que j’ai une tête à bluffer ? » Il faut reconnaître que M. Woerth n’a pas une tête à bluffer, ni à rire d’ailleurs.

Selon lui, cette fameuse liste proviendrait de deux sources : les informations recueillies par la direction des enquêtes fiscales de Bercy, et des banques étrangères établies en France, elles-mêmes contrôlées par le fisc français.

M. Woerth invite donc les fraudeurs à se présenter au fisc afin de régulariser leur situation avant le 31 décembre soit un délai de quatre mois. Le contribuable moyen auquel le fisc n’a jamais accordé le moindre répit peut légitimement s’étonner de ce délai. Mais nous ne jetterons pas la pierre à ces contribuables repentis sur le chemin qui les mènera vers la tranquillité placide des honnêtes gens !

Il faut d’ailleurs avoir la conscience fiscale tranquille pour se permettre de rire de cette histoire. En effet, combien de fraudeurs se croient aujourd’hui visés par cette annonce et tremblent dans leur foyer (fiscal) ? Combien viennent de perdre le sommeil et voient leurs cauchemars nocturnes peuplés de cohortes d’Eric Woerth venant fracturer leurs coffres ou leur faire avouer sous la torture le numéro de leur compte secret. Tiendront-ils jusqu’au 31 décembre. Le suspense reste entier.

Pour le reste, cette action risque de ne pas dépasser la limite du symbole. En effet, M. Woerth a aussi annoncé : « A ce jour, nous avons instruit 200 dossiers, bouclé 20 régularisations et 80 autres sont en cours de traitement. Les 20 premiers dossiers représentent déjà une collecte d’impôt d’un demi-million d’euros. » Un peu d’arithmétique élémentaire permet d’estimer à 25 000€ la collecte moyenne par fraudeur repenti. Imaginons que 100% des 3 000 membre illustres de la liste Suisse rentrent dans le droit chemin, le fisc collecterait ainsi environ 75 millions d’euros.

En ces temps de déficit record, l’Etat ne se plaindra pas de récupérer quelques dizaines de millions d’euros de plus mais la somme fait sourire au regard de l’importance médiatique de l’annonce.

Bon trades

Source : Approche d’une vérité sur les comptes en Suisse dénoncés par M. Woerth